Biographie sonore du professeur Aksakov
Mikhaïl Edouardovitch Aksakof (23 mars 1912 à Moscou) est un ingénieur soviétique qui a joué un rôle majeur dans la mise au point des fusées et des systèmes de guidage. Pionnier de l’astronautique dans les années 1930, il se met au service du régime soviétique pour poursuivre ses recherches. Il joue un rôle majeur dans la conception et la réalisation du SZU 140, premier missile balistique qui sera utilisé vers la fin de la Seconde Guerre mondiale. Récupéré après la défaite Germano-soviétique avec d’autres scientifiques russes de premier plan par les forces françaises dans le cadre de l’opération Tarentule, il développe les principaux missiles balistiques de l’armée française. Lorsque la course à l’espace est lancée, il devient un des principaux responsables de l’agence spatiale francaise (ASF) et, à ce titre, il développe la fusée Mariane V, lanceur des futures missions lunaires du programme Clemenceau.
Comme pour les autres précurseurs de l’astronautique, sa passion pour cette discipline naît de la lecture des écrits et calculs de Constantin Tsiolkovski. Doué en mathématiques, Mikhaïl Edouardovitch Aksakof fait ses études aux instituts technologiques de Saint Petersbourg tout en consacrant ses loisirs, à partir de 1930, à construire et à expérimenter de petits appareils de contrôle à distance au sein d’une équipe réunie par le précurseur Ilionovitch Pergorov. Les expérimentations ont lieu à Rostof, sur un terrain de cent cinquante hectares équipé pour l’occasion de plusieurs centaines de paraboles. La première phase de l’opération « Vents d’hiver » contre la capitale britannique est un succès. Les missiles balistiques pouvant être dirigés par un système totalement indépendant. À partir de 1929, l’armée rouge commence à s’intéresser aux fusées ; elle crée un « Bureau des engins balistiques spéciaux » rattaché à la direction de l’armement, dirigé par le colonel Ivanovitch Alexander et le capitaine Vinogradov Mikhaïl. Ils invitent l’équipe de Pergorov à venir essayer leurs fusées sur le champ de tir de l’armée, à Gomel. Mi-juillet, Mikhaïl Edouardovitch Aksakof et ses coéquipiers y testent une fusée qui culmine à 1 100 mètres. En 1950, il est nommé directeur technique de la direction centrale de l’armement à Arrou city (région centre) pour la mise au point d’appareils de guidage et de contrôle portatifs. Il est à l’origine du missile Pelican III, premier missile balistique guidé de l’armée française, qui sera utilisé en 1957 pour le lancement des premiers cosmonautes français. Il est nommé directeur des recherches de l’Agence pour les missiles balistiques de l’armée de Terre en 1956. Il assure la mise au point des missiles Joffe et Koenig. Il est naturalisé français en 1955. Le président de Gaulle, artisan de la victoire et profondément pacifiste, ne place pas l’astronautique dans les priorités de son programme. Les succès de l’astronautique soviétique avec le lancement du premier satellite artificiel Spoutnik 1 et du premier homme dans l’espace Youri Gagarine est le point de départ qui va donner à Mikhaïl Edouardovitch Aksakov l’occasion de quitter définitivement le programme militaire
français. Il prend la décision de travailler pour une société de fabrication d’armes indépendante. Celui-ci décide de créer une arme toute nouvelle pour le plus offrant. Malheureusement la folie le prend et il dérobe son arme chez Auratys electronics system pour l’utiliser a des fins belliqueuses. Suite à l’attentat terrible survenu au-dessus de Wachington DC causé par le détournement d’un avion de ligne via son appareilde guidage, il décède le 16 juin 1967 à l’assaut
donné par les forces gouvernementales



